Projets | Axe 3

Circuits courts ou piège local ? Démystifier le ‘manger local’ dans des villes moyennes du Québec

Les habitudes de consommation d’aliments locaux font l’objet de recherches dans divers domaines tels que l’environnement, la santé ou la gestion. La plupart de ces recherches ont comme objectif de définir « local », de déterminer les avantages ou désavantages et de recenser les motivations à choisir local. Des controverses émergent, entre autres à cause des divergences dans les résultats selon les contextes géographiques, culturels et historiques et du concept de « piège du local » proposé par Born et Purcell (2006). Les villes moyennes au climat nordique du Québec peuvent nous apporter de nouvelles pistes de réflexions, à cause de leur proximité aux producteurs et de leur identité locale. Aussi, à travers un processus d’entrevues, l’influence de la crise sanitaire actuelle sur les habitudes de consommation sera abordée. Un premier travail de terrain a été effectué en été 2020. (Edith Poudrier, Mélodie Cantine-LaFrance, Hiên Pham)

Entre inquiétude et modernité: les habitudes alimentaires en changement à Huê

Depuis quelques années, l’État vietnamien tente de « moderniser » le système alimentaire urbain par la rénovation des marchés publics traditionnels au profit des supermarchés à l’Occidental et par les restrictions de ventes de rue. Ces politiques sont instaurées en raison du manque de standards liés à l’hygiène et à la contamination des aliments. À l’heure où les modes de consommation alimentaires sont questionnés partout sur la planète, il devient primordial de comprendre l’impact de ces politiques sur les pratiques alimentaires de la population. Dans cette étude, nous examinons les habitudes alimentaires à Huê, ville moyenne en expansion rapide au centre du Viêt Nam. Les résultats de l’étude seront discutés en relation avec les politiques de modernisation ainsi que la littérature sur les petites villes. (Véronique Nicol, Hiên Pham)

Villes ordinaires où il fait bon vivre ? Perception et imaginaire des petites villes de Tây Ninh

Cette étude s’inscrit dans le courant théorique postcolonialist appelant à déchiffrer les villes dites ‘ordinaires’ et leur quotidienneté (Robinson 2006, Roy 2009). Dans le contexte où l’État vietnamien encourage la multiplication des villes, visant par exemple à créer 1000 villes en 2025, la question de ‘Qu’est-ce l’urbain?’ s’avère crudiale plus jamais. Nous choisissons le système urbain de la province de Tây Ninh pour répondre à cette question, prêtant attention à la conception des villes de taille variée, l’imaginaire de ces villes et le vécu de l’urbanisation lente dans ces villes. Tây Ninh se trouve au bord de la frontière avec le Cambodge, faisant partie du programme transasiatique ‘Greater Mekong Subregion’ et du plan de développement régional du sud-est du Vietnam. Son passé turbulent, sa diversité ethnique et étant le noyau d’une religion importante du pays (le caodaisme), Tây Ninh est un cas riche pour la théorisation des villes ordinaires. Trois collectes de données ont été effectuées dans la province depuis 2017. (Hiên Pham, Thiều Thị Mỹ Duyên, Trương Thanh Thảo)

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